L’appel des pouvoirs publics

décembre 23, 2008

Pendant trois jours, le Conseil national des maisons des éleveurs (CNMDE) a réuni bailleurs, représentants de l’état, associations d’éleveurs sénégalais, cadres des services techniques et des partenaires institutionnels pour échanger sur les collaborations possibles entre eux. Mais aussi assurer une certaine collaboration dans l’émergence d’association de producteurs aptes à défendre leurs droits, à investir le marché local et à établir des relations directes avec les structures techniques. Au sortir des travaux hier mercredi 17 décembre, l’organisation du secteur de l’élevage, des ressources pastorales et le financement du sous-secteur ont été retenus par les différents acteurs présents à ce forum. À cet effet, le président du conseil national des maisons des éleveurs a exhorté ses pairs ’ à s’unir autour de l’essentiel dans la discipline et le respect mutuel pour relever le défi majeur qui consiste à gagner le combat de l’autosuffisance en viande, lait et autres produits dérivés ».
Sur l’ensemble des recommandations retenues à la fin de l’atelier, le Directeur de l’élevage qui représentait le ministre de l’Elevage a assuré que tout a été balisé avec la loi d’orientation agro sylvo pastorale qui constitue le fondement de la politique de développement agro sylvo pastorale et la base de l’élaboration et de la mise en œuvre de tous les programmes opérationnels dans le monde rural. « Le cadre existe plus particulièrement au ministère de l’élevage. Madame le ministre, Oumou Khairy Gueye Seck a pris toutes les dispositions en matière de concertation des éleveurs à tous les niveaux (national, régional, départemental) ainsi que des outils. Un exemple dans le bassin arachidier et la zone sylvo pastoral le prouve.
En effet, le ministère de l’élevage vient d’achever deux grands projets notamment le projet d’appui à l’élevage. Après une année d’existence, un autre projet dans la zone sud a été mis en place. On peut noter le projet de l’élevage en Haute Casamance et le projet bétail avec les partenaires financiers comme l’union européenne, la Banque Africaine de Développement, etc. », affirme le Directeur de l’élevage.
Pour rappel, au cours de ce forum, quatre thèmes ont été développés. Notamment l’accès au marché, l’amélioration de la production axée sur les processus de qualité, l’accès aux ressources et le financement de l’élevage.

La participation des éleveurs du Ferlo dans la gouvernance locale.

novembre 5, 2008

web

photo:web

Les organisations pastorales, contrairement à celles des producteurs agricoles restent encore assez faibles. Elles souffrent beaucoup de leur dispersion en plusieurs petites organisations et de l’absence, au niveau central, d’une force fédérative solide et bien structurée. Un grand nombre d’organisations d’éleveurs sont certes membres du CNCR, mais les actions de ce dernier sont plus visibles au niveau agricole. Par ailleurs, jusqu’à une date récente les actions des organisations d’éleveurs étaient davantage orientées vers des actions à caractère technique (accès au crédit, alimentation du bétail, santé animale) que stratégique portant sur l’influence des politiques.

 

L’avènement de la décentralisation constitue une opportunité pour donner aux populations à la base le pouvoir de décider de l’utilisation des ressources locales. Malheureusement dans les communautés rurales, plusieurs facteurs bloquent l’émergence d’un pouvoir politique des éleveurs. La gouvernance locale souffre du déficit de formation des élus et des populations. Cette situation alimente et entretient une certaine confusion dans la répartition des rôles et des prérogatives et dans l’accomplissement des obligations légales et réglementaires. Par ailleurs on note la faible représentation des femmes dans les conseils ruraux.

 Cette situation traduit encore une fois le degré d’exclusion de ces dernières  des

Ardo

Photo:Ardo

processus de décisions.  Egalement, la « politisation  à outrance » du milieu et l’importance de la position sociale pour accéder aux fonctions électives constituent autant de facteurs d’exclusion des catégories vulnérables dans les processus de décisions.